Visite du Musée National d’Histoire Militaire par les élèves de 3TPHO

Visiter un musée le dernier jour de classe, juste avant la période de stage ? Si le mot « musée » peut susciter de l’enthousiasme chez certains jeunes, il fait hérisser le poil à ceux qui ont été rebutés par des visites scolaires qui riment avec ennui.

Le 13 mai, dès les premiers instants de la visite guidée du Musée National d’Histoire Militaire, même les plus sceptiques étaient conquis. En effet, si le sujet de la Deuxième Guerre mondiale fait partie des programmes scolaires, ce jour-là, les élèves de la 3TPHO ont eu l’occasion de découvrir des détails concrets de la vie des soldats, ainsi que des éléments en rapport direct avec la ville de Diekirch : les sentinelles américaines, les tunnels creusés par les Allemands sous la ville, les impacts de balles toujours visibles sur les façades, le drapeau américain cousu à partir d’une toile de parachute et d’une bannière nazie afin d’accueillir les libérateurs le 11 septembre 1944, ou encore l’offensive des Ardennes lors de laquelle les soldats redoutaient davantage les rigueurs de l’hiver que les armes de l’ennemi.

Pendant près de deux heures, les jeunes ont été captivés par les explications de leur guide, M. Philippe Victor, professeur d’histoire et responsable éducatif du musée. Parmi les milliers d’objets exposés, tous racontent une histoire comme cet obus qui n’avait pas explosé lors de son largage, et qui a été déterré en 1991 dans le Mullerthal. Il a également été question de cryptographie, avec la machine allemande Enigma qui permettait d’écrire des messages codés grâce au décalage des lettres de l’alphabet, astuce dont se serait déjà servi Jules César pour sa correspondance secrète avec Cléopâtre.

« Tommy Cooker », « Heimatschuss », chocolat, chewing-gum, coca-cola, Thanksgiving, propagande, Porsche et Volkswagen, germanisation forcée des prénoms et des noms de rues… les élèves ont apprécié toutes les explications passionnantes et cette approche didactique qui rend l’Histoire plus tangible. Leur seul regret : qu’il ait déjà été l’heure de quitter le musée.

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